Cette page concerne l'hébergement contre rémunération — chalet ou appartement de vacances mis en location, chambre d'hôtes, quel que soit le canal de réservation. Héberger gratuitement des amis n'en relève pas ; louer trois semaines par hiver, si.
Le socle fédéral : l'article 16 LEI
La loi fédérale sur les étrangers et l'intégration pose la règle : quiconque loge un hôte étranger contre rémunération doit le déclarer à l'autorité cantonale compétente. Les modalités d'exécution relèvent de l'art. 18 OASA et du droit cantonal[1]. C'est la version moderne du bulletin d'arrivée que remplissent les hôtels — et elle s'applique aussi à l'appartement que vous louez sur Airbnb ou Booking.com.
Le point qui surprend : la réservation en ligne ne vaut pas annonce. La plateforme encaisse et vous transmet les coordonnées du voyageur — mais la démarche envers l'autorité reste la vôtre.
Qui déclare, quoi, quand
- Qui : la personne qui héberge. Pas la plateforme, pas le voyageur. Si une conciergerie gère le logement pour vous, définissez par écrit qui tient le registre — la responsabilité, elle, ne se délègue pas toute seule.
- Quoi : l'identité de l'hôte. Le canton de Vaud demande une copie de pièce d'identité[2] ; ailleurs, le formulaire cantonal ou communal précise les données attendues.
- Quand : le rythme est cantonal, parfois communal — sous 24 heures à Davos et Klosters[6], chaque mois pour le registre vaudois[2]. En pratique : relevez l'identité à l'arrivée, pas « plus tard ».
Ce que les cantons ajoutent au socle fédéral
Tour d'horizon de la Suisse romande — et de deux régimes alémaniques utiles à connaître si vos logements sont de ce côté-là :
Annonce de l'activité à la commune, registre des hôtes avec copie de pièce d'identité, présenté chaque mois — arts. 4a et 74c LEAE, contraventions jusqu'à CHF 60 000.–[2].
Les hôtes étrangers hébergés contre rémunération s'annoncent auprès de la police cantonale[3].
Les arrivées s'annoncent à la commune, le plus souvent via l'office du tourisme, en même temps que la taxe de séjour — chaque commune publie ses modalités[4].
La loi cantonale sur l'hôtellerie et la restauration (GGG, BSG 935.11) organise le contrôle des hôtes et impose de conserver les registres cinq ans[5].
L'arrivée s'annonce dans les 24 heures, sur formulaire officiel[6].
Les cantons qui ne figurent pas ici appliquent au minimum le droit fédéral — l'absence d'une carte ne signifie pas l'absence d'obligation. Le périmètre exact de chaque régime — notamment la question de savoir si un registre cantonal couvre aussi les hôtes suisses, au-delà du socle fédéral limité aux hôtes étrangers — se vérifie auprès de l'autorité de votre canton ; les modalités bougent, et les sources ci-dessous font foi à la date indiquée.
Vaud, le régime le plus complet de Romandie
Le canton de Vaud a codifié la question pour les locations de type Airbnb : la loi sur l'exercice des activités économiques (LEAE, arts. 4a et 74c) impose à quiconque loue un logement de courte durée d'annoncer son activité à la commune et de tenir un registre des hôtes — avec copie de pièce d'identité — présenté chaque mois, dans tout le canton, station de montagne ou bord du Léman. Les manquements ne sont pas théoriques : les contraventions peuvent atteindre CHF 60 000.–[2]. Le registre se cumule d'ailleurs avec la taxe de séjour, qui suit sa propre logique — voir notre guide taxe de séjour dans le canton de Vaud.
La routine à mettre en place
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Annoncez votre activitéLà où c'est demandé — dans le canton de Vaud, à la commune, avant même le premier séjour[2].
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Demandez la pièce d'identité à l'arrivéePrévenez vos hôtes dans le message de bienvenue : personne n'aime la surprise sur le pas de porte.
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Consignez chaque séjour au registreY compris les réservations directes et les habitués — l'obligation ne distingue pas le canal de réservation.
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Transmettez au rythme exigéChaque mois dans le canton de Vaud[2], sous 24 heures à Davos/Klosters[6], selon les instructions communales ailleurs.
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Conservez vos registresAussi longtemps que votre canton le demande — Berne, par exemple, exige cinq ans[5].
Là-dedans, la partie la plus pénible n'est pas le formulaire : c'est de reconstituer qui a dormi chez vous, quelles nuits, en piochant dans trois messageries. Chanlify rassemble vos réservations Airbnb, Booking.com et directes au même endroit, avec les dates, les nuitées et les voyageurs de chaque séjour — votre registre part d'une liste complète au lieu d'une enquête. L'annonce elle-même reste votre démarche, auprès de votre canton : nous ne prétendons pas la faire à votre place. Voir ce que Chanlify fait pour les loueurs romands.
Demain : une annonce numérique fédérale ?
La Confédération a lancé un projet de numérisation de l'annonce des hôtes, pour remplacer les circuits papier cantonaux par une déclaration électronique[7]. Le sens de l'histoire est clair — des données de séjour propres et complètes vaudront de plus en plus. Mais tant que le projet n'a pas abouti, ce sont les modalités cantonales actuelles qui s'appliquent.
Questions fréquentes
Qui doit annoncer ses hôtes en Suisse ?
Toute personne qui héberge contre rémunération un hôte étranger doit l'annoncer à l'autorité cantonale compétente (art. 16 LEI, modalités selon l'art. 18 OASA et le droit cantonal)[1]. Certains cantons vont plus loin — Vaud impose un registre des hôtes à quiconque loue un logement de type Airbnb[2].
Airbnb ou Booking.com font-ils l'annonce à ma place ?
Non. L'obligation pèse sur la personne qui héberge, pas sur la plateforme. Une réservation en ligne ne vaut pas annonce à l'autorité : la démarche prévue par votre canton et votre commune reste la vôtre[1].
Dans quel délai faut-il annoncer une arrivée ?
Qu'exige exactement le canton de Vaud ?
Annoncer son activité à la commune, tenir un registre des hôtes avec copie de pièce d'identité et le présenter chaque mois — dans tout le canton (arts. 4a et 74c LEAE), sous peine de contraventions jusqu'à CHF 60 000.–[2].
Faut-il aussi annoncer les hôtes suisses ?
Et les autres cantons ? Les règles des autres cantons : le tableau comparatif 2026.
Vous louez à Genève ? L'annonce des hôtes n'est pas votre seule obligation. 90 jours par an pour le logement entier, tous canaux confondus. Notre guide Genève →Sources
- Office fédéral du logement (OFL) — obligations d'annonce des hôtes étrangers hébergés contre rémunération (art. 16 LEI, modalités art. 18 OASA et droit cantonal) : bwo.admin.ch. Consulté le 2 septembre 2026.
- État de Vaud — Police cantonale du commerce, « Informations relatives aux locations de type Airbnb » : annonce de l'activité à la commune, registre des hôtes avec pièce d'identité présenté chaque mois (arts. 4a et 74c LEAE), contraventions jusqu'à CHF 60 000.– : vd.ch. Consulté le 2 septembre 2026.
- État de Genève — « Louer mon logement sur une plateforme d'hébergement de type Airbnb » : annonce des hôtes étrangers à la police cantonale : ge.ch. Consulté le 2 septembre 2026.
- Commune de Collombey-Muraz — taxe de séjour et annonce des hébergements : exemple des modalités communales valaisannes : collombey-muraz.ch. Consulté le 2 septembre 2026.
- Canton de Berne — loi sur l'hôtellerie et la restauration (GGG, BSG 935.11) : contrôle des hôtes, conservation des registres pendant 5 ans : belex.sites.be.ch. Consulté le 2 septembre 2026.
- Davos/Klosters — inscription des logements de vacances et annonce d'arrivée sous 24 heures sur formulaire officiel : dkinfo.ch. Consulté le 2 septembre 2026.
- Confédération — projet de numérisation de l'annonce des hôtes : admin.ch. Consulté le 2 septembre 2026.