Taxe de séjour en Valais : personne ne la déclare à votre place

Dernière vérification : 2 septembre 2026 — sources officielles en bas de page

En Valais, la taxe de séjour est fixée et perçue commune par commune. Renseignez-vous auprès de votre commune ou de l'office du tourisme : selon les accords en place, la plateforme peut ou non encaisser la taxe. Pour les nuitées que la plateforme n'encaisse pas, c'est au propriétaire de l'encaisser auprès de ses hôtes — ou de s'acquitter d'un forfait — puis de la déclarer à sa commune ou à son office du tourisme.

Le système valaisan en deux mots

La Suisse n'a pas de loi fédérale sur la location de courte durée : l'essentiel se joue au niveau cantonal et communal[5]. En Valais, le cadre est posé par la loi cantonale sur le tourisme de 1996, qui prévoit deux taxes touristiques distinctes — la taxe de séjour, liée aux nuitées des hôtes, et la taxe d'hébergement. Leur montant et leur perception sont réglés commune par commune, le plus souvent par l'intermédiaire de l'office du tourisme local[1].

Concrètement : le document qui compte pour vous n'est ni une ordonnance fédérale ni une directive cantonale, mais le règlement de votre commune. C'est lui qui fixe le montant par nuitée, l'existence ou non d'un forfait, les exonérations et les échéances de déclaration.

Le point qui surprend : qui encaisse la taxe ?

Selon Airbnb (liste consultée le 16 octobre 2026), la plateforme encaisse la taxe de séjour dans les cantons suivants : Bâle-Campagne (30 premières nuits de toute réservation), Bâle-Ville, Fribourg (séjours de moins d'un mois ; possible en vertu d'une convention avec la Centrale, LT art. 34 al. 2), Genève (séjours de moins de 40 jours), Lucerne, Schaffhouse, Saint-Gall, Vaud (communes participantes listées par l'UCV), Zoug et Zurich (jusqu'à 30 nuits).[4] Renseignez-vous auprès de votre commune ou de l'office du tourisme : selon les accords en place, la plateforme peut ou non encaisser la taxe.

Pour les autres canaux : ni Booking.com ni une réservation prise en direct ne donnent lieu à une collecte automatique. Ces nuitées-là finissent dans votre propre déclaration.

Deux communes, deux mécaniques

Deux exemples sourcés montrent à quel point les règlements varient d'une vallée à l'autre :

Val de Bagnes — Verbier Forfait annuel

Le règlement des taxes de séjour de la commune (version du 1er novembre 2021, mise à jour au 23 août 2023) prévoit notamment un forfait annuel pour les propriétaires, en lieu et place d'un décompte nuitée par nuitée. Les modalités précises figurent dans le règlement communal[2].

Crans-Montana

À Crans-Montana, renseignez-vous auprès de la commune sur le mode de perception de la taxe de séjour (à la nuitée ou au forfait).

Même canton, deux logiques différentes — l'une forfaitaire, l'autre à la nuitée avec option forfait. Le premier réflexe d'un propriétaire valaisan est donc toujours le même : demander le règlement de sa commune, à l'administration communale ou à l'office du tourisme.

Comment déclarer, concrètement

  1. Annoncez votre mise en location à la commune

    En Valais, la mise en location d'un logement doit être annoncée à la commune, qui tient un registre des bailleurs[3]. Cette annonce est le point d'entrée : elle déclenche l'envoi des formulaires de déclaration et, selon la commune, l'accès au forfait.

  2. Procurez-vous le règlement communal

    Montant par nuitée, forfait éventuel, exonérations (enfants, visites courtes), échéances : tout y est. Les offices du tourisme le remettent sur simple demande, et plusieurs communes le publient en ligne.

  3. Tenez le décompte de toutes les nuitées

    Nombre d'hôtes, nombre de nuits, dates — pour chaque séjour, quel que soit le canal. C'est la base de calcul de la taxe, et c'est le point où les propriétaires multi-plateformes perdent le plus de temps.

  4. Déclarez aux échéances fixées par votre commune

    Les règlements valaisans prévoient des déclarations périodiques, généralement calées sur les saisons touristiques. Les dates exactes varient d'une commune à l'autre : elles figurent dans votre règlement ou vous sont communiquées par l'office du tourisme.

  5. Reversez la taxe et conservez vos justificatifs

    La taxe encaissée auprès de vos hôtes (ou le forfait) est reversée à la commune ou à l'office du tourisme. Gardez vos décomptes : en cas de contrôle, c'est votre registre de séjours qui fait foi.

Les obligations qui accompagnent la taxe

Questions fréquentes

Airbnb collecte-t-il la taxe de séjour en Valais ?

Selon Airbnb (liste consultée le 16 octobre 2026), la plateforme encaisse la taxe de séjour dans les cantons suivants : Bâle-Campagne (30 premières nuits de toute réservation), Bâle-Ville, Fribourg (séjours de moins d'un mois ; possible en vertu d'une convention avec la Centrale, LT art. 34 al. 2), Genève (séjours de moins de 40 jours), Lucerne, Schaffhouse, Saint-Gall, Vaud (communes participantes listées par l'UCV), Zoug et Zurich (jusqu'à 30 nuits).[4] Renseignez-vous auprès de votre commune ou de l'office du tourisme : selon les accords en place, la plateforme peut ou non encaisser la taxe.

La taxe s'applique-t-elle aussi à Booking.com et aux réservations directes ?

Oui. La taxe de séjour est due pour chaque nuitée, quel que soit le canal. Aucune plateforme ne collecte pour Booking.com ni pour les réservations directes : ces séjours entrent dans votre déclaration au même titre que les autres.

Quel est le montant de la taxe de séjour en Valais ?

Il n'y a pas de tarif cantonal unique. Chaque commune fixe son montant et son mode de perception : forfait annuel pour les propriétaires à Val de Bagnes (Verbier)[2]. À Crans-Montana, renseignez-vous auprès de la commune sur le mode de perception de la taxe de séjour (à la nuitée ou au forfait). Le règlement de votre commune fait foi.

Dois-je annoncer mes hôtes aux autorités ?

Oui. En Valais, chaque hôte remplit un bulletin d'arrivée agréé par la police cantonale et vous tenez un registre de vos hôtes (art. 6f, al. 3, de la loi sur la police du commerce, RS/VS 930.1, qui renvoie à l'art. 15 LHR). Pour les hôtes étrangers, s'y ajoute l'obligation fédérale d'annonce (art. 16 LEI, art. 18 OASA).[3][5]

Y a-t-il une limite au nombre de jours de location en Valais ?

Non — le Valais ne plafonne pas la durée de location. Vous devez vous annoncer à la commune, contrôler vos hôtes (bulletin d'arrivée et registre) et percevoir les taxes touristiques.

Et les autres cantons ? Les règles des autres cantons : le tableau comparatif 2026.

Vous louez dans le canton de Vaud ? Le système vaudois est différent : dans environ 164 communes, Airbnb collecte CHF 3.– par nuitée — mais pas pour les autres canaux. Notre guide Vaud →

Sources

  1. Canton du Valais — loi cantonale sur le tourisme de 1996 : taxes de séjour et d'hébergement à réglementation communale, perception via les offices du tourisme (voir les règlements communaux cités ci-dessous). Consulté le 2 septembre 2026.
  2. Commune de Val de Bagnes / Verbier Tourisme — « Règlement des taxes de séjour » (01.11.2021, mise à jour 23.08.2023) : verbier.ch (PDF). Consulté le 2 septembre 2026.
  3. Canton du Valais — loi sur la police du commerce (RS/VS 930.1), art. 6f : annonce à la commune (al. 1) et contrôle des hôtes, qui renvoie à l'art. 15 LHR (al. 3) : lex.vs.ch. Consulté le 16 octobre 2026.
  4. Airbnb — Centre d'aide, « Collecte et versement par Airbnb de la taxe de séjour en Suisse » (liste des cantons où Airbnb encaisse la taxe) : fr.airbnb.ch. Consulté le 16 octobre 2026.
  5. Office fédéral du logement (OFL) — plateformes de réservation : compétence cantonale/communale et obligation d'annoncer les hôtes étrangers (art. 16 LEI) : bwo.admin.ch. Consulté le 2 septembre 2026.