Taxe de séjour dans le canton de Vaud : collectée pour vous… parfois

Dernière vérification : 2 septembre 2026 — sources officielles en bas de page

Dans le canton de Vaud, la taxe de séjour est communale, mais un accord signé avec l'Union des Communes Vaudoises fait qu'Airbnb prélève automatiquement CHF 3.– par nuitée dans environ 164 communes depuis 2023[1]. Tout le reste — les communes non signataires, mais aussi chaque réservation Booking.com ou en direct, où que vous soyez — relève de votre propre déclaration.

La première question : de quel régime relevez-vous ?

Contrairement au Valais voisin, où aucune commune n'est couverte par une collecte automatique, le canton de Vaud vit avec deux régimes en parallèle. Avant de calculer quoi que ce soit, situez votre logement :

Commune signataire UCV + réservation Airbnb CHF 3.– / nuitée, prélevés à la source

Airbnb ajoute la taxe au prix payé par le voyageur et la reverse à la commune — vous ne touchez pas à cet argent et n'avez rien à calculer pour ces réservations-là[1].

Tous les autres cas Vous déclarez

Commune non signataire, réservation Booking.com, séjour vendu en direct : la taxe est due selon le règlement de votre commune, et c'est au loueur de la percevoir et de la reverser[1][4].

La liste des communes signataires évolue : vérifiez la situation de la vôtre auprès de l'UCV[1] ou directement auprès de votre administration communale — qui vous remettra au passage son règlement et ses tarifs si vous devez déclarer vous-même.

L'accord UCV, en détail

L'accord conclu entre Airbnb et l'Union des Communes Vaudoises est en vigueur depuis 2023. Son principe : un montant uniforme de CHF 3.– par nuitée, prélevé automatiquement au moment de la réservation dans les quelque 164 communes signataires, puis reversé aux communes[1]. Pour le propriétaire, c'est un vrai confort — sur le canal Airbnb.

Ce que l'accord ne couvre pas

Le registre des hôtes : l'obligation que la taxe ne remplace pas

C'est la particularité vaudoise la plus méconnue — et la plus sanctionnée. Le canton impose à quiconque loue un logement de type Airbnb, sur l'ensemble du territoire cantonal :

Ces obligations découlent des articles 4a et 74c de la loi vaudoise sur l'exercice des activités économiques (LEAE), et leur violation peut coûter jusqu'à CHF 60 000.– de contravention[2]. S'y ajoute le socle fédéral : l'annonce des hôtes étrangers hébergés contre rémunération à l'autorité cantonale (art. 16 LEI)[5]. Le circuit complet, canton par canton, est dans notre guide annonce des hôtes en Suisse : qui déclare, quoi, à qui.

Et la limite des 90 jours ?

Dernier étage du dispositif vaudois, distinct de la taxe : dans les districts touchés par la pénurie de logements, louer son logement plus de 90 jours par an exige une autorisation préalable (art. 15 al. 2 RLPPPL, en vigueur depuis le 1er juillet 2022)[3]. En zone de montagne non concernée par la pénurie, ce plafond ne s'applique pas — mais taxe, registre et annonce demeurent.

Votre check-list vaudoise

Toutes ces obligations ont un point commun : elles reposent sur un relevé fiable de vos séjours — qui a dormi chez vous, combien de nuits, via quel canal. C'est exactement ce qu'un calendrier unifié tient à jour tout seul : Chanlify rassemble vos réservations Airbnb, Booking.com et directes au même endroit, avec les dates et le nombre de voyageurs de chaque séjour — le channel manager qui tient vos nuitées pour la déclaration.

Questions fréquentes

Quel est le montant de la taxe de séjour dans le canton de Vaud ?

La taxe est communale. Dans les quelque 164 communes signataires de l'accord UCV, Airbnb prélève un montant uniforme de CHF 3.– par nuitée sur ses réservations[1]. Hors accord — autre commune ou autre canal — le montant est celui du règlement communal.

Airbnb collecte dans ma commune : ai-je encore quelque chose à faire ?

Oui. La collecte ne couvre que les réservations Airbnb : vos nuitées Booking.com et directes restent à déclarer. Et le registre des hôtes comme l'annonce de l'activité à la commune s'appliquent quoi qu'il arrive[2].

Qu'est-ce que le registre des hôtes vaudois ?

Un registre de tous vos hôtes, avec copie d'une pièce d'identité, tenu par le loueur et présenté chaque mois à la commune — une obligation cantonale (arts. 4a et 74c LEAE), passible de contraventions jusqu'à CHF 60 000.–[2].

Puis-je louer autant de jours que je veux ?

Dans les districts en pénurie de logements, au-delà de 90 jours par an il faut une autorisation préalable (art. 15 al. 2 RLPPPL)[3]. Ailleurs dans le canton, il n'y a pas de plafond — seulement la taxe, le registre et l'annonce.

Et les autres cantons ? Les règles des autres cantons : le tableau comparatif 2026.

Vous louez aussi (ou plutôt) en Valais ? Là-bas, aucune collecte automatique nulle part : le propriétaire déclare tout, souvent au forfait. Notre guide Valais →

Sources

  1. Union des Communes Vaudoises (UCV) — accord Airbnb : taxe de séjour uniforme de CHF 3.– par nuitée prélevée automatiquement dans les communes signataires (env. 164), en vigueur depuis 2023 : ucv.ch. Consulté le 2 septembre 2026.
  2. État de Vaud — Police cantonale du commerce, « Informations relatives aux locations de type Airbnb » : annonce de l'activité à la commune, registre des hôtes avec pièce d'identité présenté chaque mois (arts. 4a et 74c LEAE), contraventions jusqu'à CHF 60 000.– : vd.ch. Consulté le 2 septembre 2026.
  3. État de Vaud — Logement, « Hébergement Airbnb » : autorisation préalable au-delà de 90 jours par an dans les districts en pénurie (art. 15 al. 2 RLPPPL, depuis le 1.7.2022) : vd.ch. Consulté le 2 septembre 2026.
  4. SAB (Groupement suisse pour les régions de montagne) — « Aktuelle Ansätze zur Regulierung von Airbnb in der Schweiz », version 2, 25 novembre 2025, pp. 14–15 (périmètre de la collecte automatique en Suisse) : sab.ch (PDF). Consulté le 2 septembre 2026.
  5. Office fédéral du logement (OFL) — obligation d'annoncer les hôtes étrangers hébergés contre rémunération (art. 16 LEI) : bwo.admin.ch. Consulté le 2 septembre 2026.